Vérités en matière d'éducation

De vrais parents nous disent la vérité sur leurs expériences en matière de santé mentale et physique.

Santé mentale et physique : Parlons Vrai…

Des vérités personnelles, des vérités qui fâchent et des vérités toutes nues. La vérité est qu'après avoir prêté main-forté pendant 50 ans aux parents du monde entier, nous savons bien que le quotidien de chacun est différent. Et c'est très bien ainsi.

Molly

« La vérité est qu'en tant que parent adoptif, une bonne santé mentale est indispensable pour être un excellent parent sur le plan « thérapeutique ». Étant à la fois mère biologique et adoptive, il est évident pour moi que les parents adoptifs sont en butte à beaucoup plus d'obstacles. Prendre soin de soi est indispensable.

L'adoption d'un enfant peut réellement avoir des répercussions sur votre santé mentale. Mon fils a dû faire le deuil de beaucoup de choses lorsqu'il a été adopté, et il a subi de nombreux traumatismes par le passé. Le voir gérer au quotidien ses expériences passées m'affecte vraiment sur le plan mental.

J'aime mon fils et je veux qu'il soit heureux et se sente en sécurité, mais il est très difficile de voir les effets à long terme de ce qu'il a vécu sur son développement. J'ai donc appris qu'il est indispensable de prendre soin de moi et de demander de l'aide quand j'en ai besoin, afin de pouvoir bien m'occuper de lui.

La vérité, c'est qu'après avoir adopté un enfant, vous avez le droit de bénéficier d'un grand soutien. Heureusement, mon mari et moi avons reçu beaucoup de soutien de la part de l'assistante sociale de notre fils et de l'organisme d'adoption lorsque le besoin s'est fait sentir. Cette prise en charge nous a semblé vraiment positive par rapport à celle dont nous avons bénéficié lorsque nous avons quitté l'hôpital avec notre fille biologique. »

Danielle

« La vérité, c'est qu'il est difficile de prendre soin de sa santé mentale et physique pendant la grossesse et après l'arrivée du bébé. Les hormones sont en ébullition, on est submergé par les émotions et l'anxiété, et c'est un grand changement, surtout pour votre premier enfant. Passer d'une vie sans enfant à une vie avec un bébé peut engendrer un véritable bouleversement.

J'ai découvert que le fait de devoir adapter mon esprit à mon nouveau mode de vie m'a demandé beaucoup plus d'efforts que je ne le pensais. Je ne me rendais pas compte de la force mentale nécessaire pour élever un enfant. Il y a tellement de choses à gérer : votre bien-être personnel, votre relation avec votre conjoint, les soins à prodiguer à votre enfant, etc. Vous devez être à disposition 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 !

Il existe certainement un tabou sur l'incapacité à faire face à la situation et l'on suppose que tout le monde devrait être capable de s'en sortir, alors qu'en fait, ce n'est pas à la portée de tous. Je pense que beaucoup de mamans ne veulent pas exprimer leur mal-être parce que la société et les réseaux sociaux nous font croire que cela devrait être facile.

Bénéficier d'un réseau de soutien autour de soi est très important. Je me suis véritablement reposée sur les épaules de mon mari et de ma mère pendant mes deux grossesses et ma période postnatale.

À tous ceux qui ressentent un mal-être, voici mon conseil : n'ayez pas peur de demander de l'aide et d'admettre que vous n'allez pas bien. Il y a beaucoup plus de personnes que vous ne le pensez qui ressentent la même chose que vous. Lorsqu'on commence à discuter à d'autres mamans, on se rend compte qu'on vit toutes la même chose, alors n'ayez pas peur de leur demander du soutien et des conseils.

La vérité, c'est que les aspects physiques de la grossesse, de la période qui suit l'accouchement et de l'éducation des enfants peuvent aussi être très difficiles.

J'ai vraiment eu du mal la première fois, car je ne m'attendais pas à subir une césarienne. En tant que danseuse, j'ai toujours été à l'écoute de mon corps, mais après avoir subi une césarienne, je me suis regardée dans le miroir et je me suis dit : « Bon sang ! À qui appartient ce corps ? Je ne reconnais pas cette personne ».

Il m'a fallu beaucoup de temps pour me faire à l'idée que ma silhouette avait changé. J'avais donné naissance à un bébé et mon corps ne serait jamais exactement comme il était avant que je devienne maman. Après l'arrivée de mon premier bébé, j'étais assez dure envers moi-même. Pendant ma deuxième grossesse, je savais mieux à quoi m'attendre et je pense que j'ai mieux résisté. Cela allait provoquer des gonflements et des douleurs, et la cicatrisation prendrait du temps. Je me suis renseignée sur le massage pour césarienne et j'ai fait de l'exercice de manière un peu différente pendant la période postnatale, ce qui ma aidée. Cela prend du temps et de la patience.

Avec le recul, je sais maintenant que la grossesse, l'accouchement et tous les changements qui les ont accompagnés en valaient la peine, car je suis la mère de deux magnifiques enfants. Oui, mon corps a changé, mais c'est un sacrifice que je suis prête à faire. » 

Sarah et Laura 
« La vérité, c'est que depuis que j'ai eu mon bébé, ça a été plus difficile sur le plan psychologique que je ne le pensais au départ. C'est tellement exigeant physiquement... Et comme j'allaite, j'ai parfois l'impression que mon corps ne m'appartient plus. Il m'a été difficile d'adapter mon style vestimentaire à mon « nouveau » corps et, de manière générale, je me suis sentie dépassée.

J'ai dû m'appuyer sur mes amis et ma famille, ainsi que sur des professionnels de la santé pour m'assurer de ma santé mentale après la grossesse. J'ai demandé conseil à mon médecin généraliste et mes proches se sont montrés très compréhensifs. Je suis intimement persuadée qu'un problème dont on fait part est à moitié résolu.

Au début de la maternité, on peut vraiment avoir l'impression d'être seule. Mais en réalité, il y a des milliers de femmes qui traversent la même épreuve au même moment. D'une certaine manière, vous êtes moins seule que vous ne l'avez jamais été. » – Laura

Jessa et Jaryd

« La vérité, c'est que le mal-être que vous pouvez ressentir après un accouchement peut surgir à n'importe quel moment, et que vous bénéficierez toujours d'un soutien si vous en avez besoin. Que ce soit au bout de six mois, neuf mois ou un an ! On a vraiment de la chance en Australie. Il nous suffit de saisir notre téléphone et d'appeler le service PANDA ou de parler à notre médecin généraliste et d'obtenir de l'aide et de conseils en matière de santé mentale. N'oubliez pas que vous n'êtes jamais seule. »

Sam et Rob 
« La vérité est que l'on n'est jamais totalement préparé au manque de temps dont on dispose une fois que l'on devient parent, et aux répercussions que cela peut avoir sur la santé physique et mentale. »

Gianni 
« La vérité, c'est qu'en matière de santé en général, le fait de devenir parent vous change à jamais. Votre silhouette n'est plus la même, votre esprit non plus, et vous ne pensez plus de la même façon. Personnellement, dès que j'ai eu mon premier enfant, je ne me suis plus jamais posée la question « qu'est-ce que je vais faire aujourd'hui ? » Mais plutôt « qu'allons-nous faire aujourd'hui ? ». On réfléchit sans arrêt à la façon de s'améliorer pour ses enfants.

Pour faire simple, il ne s'agit plus de « moi », mais de « nous ».

Ma silhouette n'était plus la même après mon accouchement. On a des vergetures et les seins qui tombent, les hanches changent, et pour certaines, il y a une prise de poids. On n'est pas toujours préparé à ces changements. Je sais que je ne l'étais pas !

Avant de donner naissance à ma fille Ellie, j'avais perdu environ 30 kilos. Puis, une fois qu'elle est arrivée, ma silhouette a lentement commencé à s’empâter, même si j'allaitais. Certaines femmes maigrissent pendant l'allaitement, mais pour moi, ce n'a pas été le cas ! J'ai pris du poids, ce qui a perturbé mon bien-être mental. 

J'étais emplie de gratitude pour ce nouveau corps qui avait donné la vie, mais d'un autre côté, j'étais frustrée. Je venais de perdre beaucoup de poids, de refaire complètement ma garde-robe, et puis plus rien ne m'allait.

Quel supplice de ne plus me sentir aussi attirante et en forme que par le passé. Mais mon mari a toujours été d'un grand soutien. Il me disait que j'étais belle, j'ai appris à m'embellir et je me suis dit que je pourrais retrouver mon ancienne apparence, mais que cela demanderait simplement un peu de temps et d'efforts. »